Dépressions : conseils

La dépression est un des troubles psychologiques les plus fréquents.

Pour sortir d’un épisode dépressif, il est important de comprendre la nature de ce trouble.
Voici donc quelques conseils pour vous aider à mieux faire face à la souffrance et aux idées noires, issus de l’ouvrage de C.André, Almanach du patient déprimé.

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Se remettre dans le bain doucement : soyez amical envers vous-même

La maladie dépressive touche la personne dans ce que l’on nomme son « élan vital », c’est-à-dire cette capacité natu­relle à entreprendre et mener à bien les activités du quotidien, des plus simples (se laver, s’habiller, bavarder, marcher, faire des courses) aux plus complexes (travailler, inviter des amis, planifier des projets). Sous l’emprise de la dépression, la personne a souvent du mal à conduire ses activités quotidiennes. S’y remettre tout doucement représente pourtant une bonne manière de lutter contre la dépression. Attention au « tout doucement » : il est important !

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Ne pas comparer avec ce que l’on arrivait à faire ou à ressentir auparavant

Après une fracture, ne vous attendez pas à remarcher normalement à peine le plâtre retiré. C’est la même chose après la phase aiguë d’une dépression : il faut du temps pour que toutes vos sensations liées à l’action, à la spontanéité, au plaisir et au désir se remettent en place. Comparer ce dont vous êtes capable aujourd’hui avec ce dont vous étiez capable hier n’a pas de sens : la période de convalescence dépressive est une réalité, même si elle est invisible, même si vous vous sentez mieux. Il faut du temps pour que la cicatrisation psychologique soit achevée.

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Prendre du recul envers ses pensées négatives : débrancher radio-tristesse

Le bruit de fond de ma pensée

Sans en être clairement conscients, nous sommes en permanence en train de juger et d’évaluer ce qui nous arrive dans la vie quotidienne : « C’est super», «zut, je n’ai pas de chance » «ça y est ça recommence», «c’est sympa», etc. Ce «murmure confus de nos âmes», selon la belle expression du philosophe André Comte-Sponville, est une constante de notre vie psychologique, une sorte de pilotage automatique dans notre façon de voir le monde. Tant que nous ne sommes pas déprimés, il n’y a pas de raison particulière de s’en méfier. Mais hélas, lors de la maladie dépressive, ce murmure intérieur devient une véritable « auto-intoxication à la pensée négative ».

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Les pensées automatiques de la dépression

La personne déprimée est victime de ce que l’on appelle des « pensées automatiques négatives », dont une des caractéristiques est d’avancer masquées. Un exemple : vous marchez dans la rue et une personne de connaissance vous croise sans vous saluer. Si vous êtes déprimé, il est probable que cette situation va vous attrister profondément. Vous ne réagirez pas en lui courant après pour lui dire :

« Alors, on ne dit plus bonjour ? », mais vous continuerez à avancer sur le trottoir, en proie à des sentiments d’abattement. Votre réaction vous parait alors normale, mais en réalité ce n’est pas le non-salut de la personne qui vous rend triste, ce sont les pensées que cela a induit en vous. Si vous vous êtes dit : « Elle m’a vu mais ne souhaite pas me parler », il est normal que cela vous ait assombri. Pourquoi la pensée : « Elle ne m’a peut-être pas vu, elle est dans la lune » ne vous est-elle pas venue également à l’esprit ? C’est que la dépression appau­vrit la perception de l’existence, en tendant à privilégier toujours les hypothèses les plus négatives dans notre lecture du monde.

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Source : C.André, Almanach du patient déprimé, Editions L&C, 2005

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